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Emile Lucien Specht #2

Bonjour à toutes et à tous,


Je reprends un peu la plume pour continuer de vous raconter l’histoire d’Emile Lucien Specht, mon collatéral photographe parisien.


Revenons sur son acte de naissance et surtout sur son acte de reconnaissance en particulier, il est difficile de dire pourquoi Marie Madeleine Specht, la mère d’Emile, l’a reconnu à cette date-là précisément. Néanmoins, après quelques recherches dans les forums, j’ai compris que l’acte de naissance avait été fait par la sage-femme et qu’il fallait un acte de reconnaissance de sa mère pour établir durablement sa filiation car il était un enfant naturel. Le délai est assez important quand même, presque 6 ans.


En lançant un jour une recherche par hasard sur FamilySearch, je suis tombé sur un résultat qui m’a interpellé tout de suite, j’ai trouvé un « Emile Lucien Specht » recensé en 1881 à Londres (je vous avouerais avoir cru avoir mal lu ou qu’il y avait un Londres en France, tellement cela me paraissait hallucinant), au Royaume-Uni avec son oncle, Julien Specht, facteur de piano. Il est noté « Scholar », ce qui correspond à écolier/étudiant. Il a donc 13 ans. De quel document est-il nécessaire pour se rendre en Angleterre à cette époque-là. Je n’en sais rien. Ils résidaient à Hanover Square dans le quartier de Mayfair. Un enfant à son oncle est présent, Julien, il serait né à Brixton en 1881. Je ne sais pas comment faire la recherche pour retrouver son acte de naissance, si quelqu’un a des connaissances dans les archives britanniques, je suis preneuse des explications. Son oncle est marié avec Marie Albert Delemaire mais je n’ai pas trouvé l’acte de mariage pour l’instant. Il n’est pas à Dunkerque dont elle était originaire.



Normalement, nous aurions dû retrouver son recensement militaire dans le 2ème bureau du département de la Seine en 1888 mais après plusieurs relectures, nous n’avons jamais rien trouvé. Nous avons fait les autres bureaux mais sans autre succès. Je ne comprends absolument pas son absence complète. Si vous avez une idée, chers lecteurs, je suis preneuse.


En janvier 1890, nous retrouvons trace du couple Dusausoit-Specht. Ils ont obtenu leur naturalisation ainsi que leurs enfants. Noël Emile Isidore Dusausoit était courtier de commerce et habitait à Bois-Colombes (Seine) comme le reste de la famille évidemment. Ils sont donc devenus français. J’aimerais bien lire ce document. Je vais sûrement lancer la recherche sous peu. J’ai déjà lu un dossier de naturalisation mais pour un refus, j’aimerais en lire un pour une acceptation.


En 1894, Julien Joseph Specht, le premier frère de Marie Madeleine est décédé à Paris le 02 mars dans le 14ème arrondissement rue Cabanis (il y avait l’hôpital Saint-Anne, peut-être y est-il décédé), il est noté comme accordeur de pianos. Ce décès veut donc nous dire qu’ils sont revenus de Londres (mais quand?) Sa mère, Marguerite Louise Pire est notée vivante à Asnières au numéro 114 de l’avenue Pereire. Sa femme, Marie Albert Delemaire est notée modiste et habite rue Saint-Denis à Colombes.


Emile Lucien Specht rejoint notre famille en se mariant avec Marie Théodosie Mathilde, la sœur de mon ancêtre direct, Marie Sostène Octave le 20 juillet 1895 à Meigneux. Nous y apprenons qu’Emile Lucien Specht est ouvrier ébéniste, qu’il a 27 ans et 6 mois, né à Paris le 19 janvier 1868, domicilié à Asnières, fils majeur de père non dénommé et de Marie Madeleine Specht, âgée de 49 ans, sans profession et domiciliée aussi à Asnières, ici présente et consentante au mariage de son fils. Marie Théodosie Mathilde est indiquée sans profession, âgée de 19 ans et 8 mois, domiciliée de fait à Asnières et de droit à Meigneux, née dans la commune le 11 novembre 1875, fille mineure de Alcindor Nicolas Jumel, marchand épicier, 51 ans, et de Marie Célestine Adolphine Zélia, sans profession, 46 ans et domicilié à Meigneux. Les publications ont eu lieu le 6 et 13 janvier dernier à Meigneux et le 16 et 23 juin dernire à Asnières. Il n’y a pas eu de contrat de mariage. Les témoins étaient Emile Dusausoit, 21 ans, représentant de commerce, domicilié à Paris, cousin de l’époux et Charles Humbert, bijoutier, 30 ans, domicilié à Asnières, ami de l’époux. Du côté de l’épouse, il s’agit de son frère, Octave, 21 ans, employé, domicilié à Meigneux et de Archibald Bachimont, briquetier, 38 ans, domicilié à Meigneux.


Pour revenir au point de départ de cet article, si aucune mention de ce mariage n’est noté sur son acte de naissance, c’est parce que la mention marginale du mariage est ajoutée à partir de 1897 et pour le décès à partir de 1945 (même si ce n’est pas toujours le cas, nous en reparlons à la fin de ces articles).


Si vous avez des idées pour trouver encore d’autres éléments sur sa vie, je serais ravie de compléter cet article.


Merci d'avoir pris le temps de me lire, n'hésitez pas à laisser un commentaire également.


-Zélie-

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